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dc.contributor.advisorRouquet, Françoises_ES
dc.contributor.advisorGonzález García, Fernando Benito es_ES
dc.contributor.authorGoret, Léa
dc.date.accessioned2021-02-09T11:46:33Z
dc.date.available2021-02-09T11:46:33Z
dc.date.issued2020
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/10366/145204
dc.description.abstract[FR]Le phénomène de censure sous le premier franquisme a toujours été interrogé indépendamment de la réception des produits culturels qu’il a contribué à façonner. Les études portant sur la censure cinématographique s’inscrivent pour la plupart dans la longue tradition des approches intentionnalistes, qui se focalisent plus sur les intentions des producteurs et des normes qu’ils souhaitent imposer aux publics, qu’à questionner leurs effets concrets sur les spectateurs. Pourtant, les archives de la censure cinématographique témoignent de l’intérêt précoce que le régime a prêté à la réception du cinéma national. Au sein même des scénarios raturés et des procès-verbaux rédigés par les censeurs, on trouve des rapports détaillant l’accueil des films espagnols sur une quarantaine de provinces durant quatorze ans (1946-1960). Des agents franquistes postés dans les capitales provinciales sont mandatés pour assister aux projections de films nationaux et rapporter à la Direction Générale de la Cinématographie et du Théâtre (DGCT) la parole spectatorielle qu’ils sont parvenus à capter lors des séances et à la sortie des salles. Cette surveillance des publics est mise en place en 1946, après que les principaux producteurs espagnols du moment ont alerté Franco en personne de la crise que subit le secteur cinématographique et de leur difficulté à satisfaire les attentes des publics nationaux. Pensés comme des outils d’évaluation, ces rapports constituent les derniers maillons d’une vaste chaîne documentaire produite à propos de chaque film espagnol et ont vocation à guider la politique cinématographique du régime. La présence de ces sources au sein des dossiers censoriaux illustre ainsi les liens qui unissent deux sphères généralement étudiées de façon séparée par l’historiographie : celles de la censure et de la réception cinématographique. Sous le premier franquisme, ces deux phénomènes sont pourtant en constante interaction. En effet, évaluer les effets qu'un film peut/supposer produire, anticiper les réactions des publics ou bien imaginer les lectures plurielles d’une même oeuvre est au coeur de la mission des censeurs. Dans cette perspective, l’étude du processus censorial ne peut faire l’économie d’une immersion dans le monde spectatoriel, vers cet acteur qui focalise l’attention des censeurs : le public.es_ES
dc.language.isofrees_ES
dc.rightsAttribution-NonCommercial-NoDerivatives 4.0 Internacional*
dc.rights.urihttp://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/*
dc.subjectTesis y disertaciones académicases_ES
dc.subjectUniversidad de Salamanca (España)es_ES
dc.subjectUniversité de Caen (Francia)es_ES
dc.subjectTesis Doctorales_ES
dc.subjectAcademic dissertationses_ES
dc.subjectCinees_ES
dc.subjectCensura
dc.subjectFranquismo
dc.titleProduire et voir du cinéma en régime autoritaire : censure et spectateurs en Espagne franquiste (1946-1960)es_ES
dc.typeinfo:eu-repo/semantics/doctoralThesises_ES
dc.subject.unesco6203.01 Cinematografíaes_ES
dc.subject.unesco5504.02 Historia Contemporáneaes_ES
dc.identifier.doi10.14201/gredos.145204
dc.rights.accessRightsinfo:eu-repo/semantics/openAccesses_ES


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